Parcourir la page vers le haut Parcourir la page vers le bas

Bienvenue sur le site de la Société Théosophique de France

La Société Théosophique est un groupement non sectaire dont les buts sont:
 1)      Former un noyau de la Fraternité Universelle de l’Humanité sans distinction de race, credo, sexe, caste ou couleur ;
2)      Encourager l’étude comparée des religions, des Philosophies et des Sciences ;
3)      Etudier les lois inexpliquées de la Nature et les pouvoirs latents dans l’homme.
La Théosophie est la Sagesse qui soustend toutes les religions, au-delà de leurs dogmes et superstitions.
Sa devise : IL N'Y A PAS DE RELIGION SUPERIEURE A LA VERITE

La Théosophie a toujours été, depuis des temps immémoriaux, connue d'un petit nombre.
Ses enseignements aident à réaliser la nature spirituelle latente en chaque être humain, sans dépendance et sans peur. Ils démontrent que Justice et Amour guident le monde.


La Recherche de la Vérité - Par Danielle Audoin

   Bien que cela ne soit pas expressément formulé dans les buts de la S.T., la recherche de la Vérité est la motivation profonde de tout étudiant de la Théosophie.

   Mais, que désignons-nous par le mot « Vérité » ? Si nous l'envisageons comme un Absolu, il évoque l'Ultime Réalité, le Mystère de la Vie, ce qui est hors d'atteinte. Mais on peut l'employer pour qualifier la nature réelle des choses : chaque phénomène du monde manifesté, chaque forme de vie, ayant sa vérité qui est, en quelque sorte, un reflet de la Vérité Absolue. On peut aussi considérer la vérité sous son aspect éthique, c'est-à-dire appliquée à la vie de l'homme : on parlera alors de véracité, d'authenticité.

   Le mot sanscrit qui signifie « vérité » est SATYA, dont la racine est SAT, l'êtreté. La Vérité, c'est CE QUI EST. C'est l'exacte nature des choses. Et c'est la découverte de cette exacte nature des choses qui est l'objet de notre recherche. Cette recherche n'est autre que la révolution intérieure, la libération de l'illusions, c'est-à-dire de tout ce qui nous empêche de voir les choses telles qu'elles sont, qu'il s'agisse de l'Absolu, du monde qui nous entoure ou de l'homme lui-même.

   En tant qu'Absolu, la Vérité est comme une lumière dont la source reculerait indéfiniment. On peut la percevoir, on peut s'en approcher, on ne peut jamais s'en saisir. C'est dans ce sens que le mot « Vérité » est employé dans la devise de la S.T. : SATYAM NASTI PARO DHARMAH - Il n'y a pas de religion supérieure à la Vérité. Le mot DHARMA, traduit ici par « religion », pourrait signifier aussi l'ensemble des lois de la vie spirituelle, ou un enseignement spirituel. Nous pouvons comprendre que la Vérité, la Réalité Ultime, reste à jamais supérieure aux formes qui cherchent à l'exprimer. Aucune religion, aucune organisation spirituelle, aucun enseignement, ne peut détenir la Vérité fondamentale de l'Existence-Une. Elle ne peut être définie parce qu'elle ne peut être appréhendée ni par des concepts, ni par des mots.

   La recherche d'une telle Vérité est une quête qui ne finit jamais, qui ne s'arrête à aucune conclusion. L'attitude de certains hommes de science contemporains, dans leur tentative pour percer le mystère des origines de l'Univers, est très révélatrice de cette impossibilité à conclure. Chaque découverte repousse le mystère, aucune ne le résout. Et il s'agit là seulement de la formation de l'Univers au niveau physique. A plus forte raison, pour le Sage qui cherche à percer le Mystère de la Vie jusque dans ses aspects les plus subtils, la Vérité peut être entrevue, mais il ne saurait jamais s'en saisir. Toute définition, toute conclusion, devient matière morte. La Vie est mouvement, énergie, non seulement dans ses manifestations, mais aussi dans sa source. Tu entreras dans la Lumière mais tu ne toucheras jamais la flemme.

   Bien que la Vérité Absolue soit insaisissable, cependant de tout temps les hommes l'ont cherchée. Par des voies aussi différentes que la mystique, la philosophie, l'art ou la science, ils ont essayé de percer le Secret des secrets. Radha BURNIER dit que la quête de la Vérité est un aspect de la nature humaine, l'autre aspect étant de fuir dans les illusions. La recherche commence sérieusement pour l'être humain lorsqu'il ne peut plus complètement fuir dans les illusions. Il se demande alors quelle est la signification profonde de la vie et à partir de ce moment-là, il ne cessera plus de chercher. Les fausses certitudes, les illusions, tomberont les unes après les autres, et la vie en sera chaque fois un peu modifiée. Le domaine de la science peut encore nous fournir un exemple intéressant, celui des cosmonautes qui, ayant vu la terre depuis l'espace, ont perdu quelques-unes de leurs certitudes, de leurs illusions, concernant la place de l'homme dans l'Univers, et ont déclaré que leur vie avait été transformée. Là encore, ce qu'ils ont découvert n'était qu'un peu de la réalité physique de notre planète, mais cela a suffi pour éveiller chez eux une autre attitude face à la vie ; Le Sage s'est libéré de toutes les illusions inhérentes à la nature humaine. Nous ne pouvons pas imaginer comment il voit le monde, mais nous pouvons comprendre pourquoi sa manière de vivre est si fondamentalement différente de la nôtre.

   Bien que la recherche de la Vérité soit aussi le chemin vers le bonheur, c'est-à-dire la paix intérieure, il ne s'agit nullement d'une démarche égoïste. C'est un reproche souvent adressé aux étudiants spiritualistes de s'occuper davantage des fins dernières de l'homme en général, que des difficultés immédiates de ceux qu'ils côtoient. N'est-il pas quelque peu inconvenant de chercher à percer le mystère de la Vie alors que tant de problèmes concrets, urgents, nous assaillent, que tant d'êtres humains appellent au secours ? Il est vrai que l'humanité est en grand danger. Individuellement et collectivement, les êtres humains sont dans une situation critique. Est-ce bien le moment de parler de la recherche de la Vérité, de la quête de l'Absolu ?

   A cette question, l'enseignement théosophique donne une réponse affirmative. Car le chemin qui mène vers la Vérité sous son aspect ultime, c'est l'éveil à la vérité du monde relatif. Tout élément du monde manifesté a une vérité : la nature, les êtres humains, toutes les créatures vivantes, tous les phénomènes de la vie relationnelle ont une vérité, tous les évènements que nous vivons ont une vérité, depuis celui qui nous semble le plus important jusqu'à celui que nous qualifions d'insignifiant. Mais nous sommes aveugles à cette vérité. C'est là que réside Maya, la grande Illusion. Nous ne voyons pas les choses telles qu'elles sont, nous ne nous voyons pas nous-mêmes tels que nous sommes. De là découle pour l'humanité dans son ensemble et pour chacun de nous en particulier, un comportement erroné, incorrect, qui, siècle après siècle, a engendré et entretenu la misère et la souffrance sur notre planète, et qui est la cause de la situation critique actuelle.

   L'intérêt pour la vérité du monde relatif, du monde qui nous entoure, est lié à l'intérêt pour la Vérité ultime.
Lorsqu'il y a une aspiration profonde pour la Lumière, il y a aussi un autre regard porté sur le monde qui nous entoure, et une réelle écoute des problèmes de l'humanité. Ainsi pour l'étudiant théosophe, il n'y a pas d'incompatibilité entre le service de l'humanité et la recherche de la Vérité. Cette recherche n'est pas une évasion, c'est une démarche éminemment pratique et altruiste.

   L'enseignement du Bouddha peut nous aider à comprendre comment la découverte de certaines grandes Vérités est le fondement même de l'altruisme spirituel. Un des aspects essentiels de cet enseignement est contenu dans ce qu'on appelle les Quatre Nobles Vérités. On raconte qu'ayant longuement médité sur la misère de la condition humaine, le Bouddha a trouvé quatre Vérités : La Vérité de la Souffrance, la Vérité de l'Origine de la Souffrance, la Vérité de la Cessation de la Souffrance et la Vérité de l'Octuple Sentier qui mène à la Cessation de la Souffrance.
   ...

   Lorsqu'il y a une profonde perception de la vérité de la souffrance, il devient impossible de continuer à en entretenir les causes. Lorsqu'il y a une claire compréhension de la vérité du karma, on ne peut plus agir, penser, parler, de manière inconséquente et irresponsable.

   Qu'est ce qui nous empêche d'avoir cette vision de la vérité sur des sujets aussi importants pour l'humanité que la souffrance, le karma ou sur les grands principes qui sont le fondement de la vie spirituelle ?

   On pourrait dire que l'homme cherche à comprendre intellectuellement quelque chose qui dépasse infiniment les possibilités de l'intellect, et attribuer à la nature même du mental les causes de notre aveuglement. Mais le mental est un outil complexe que les hommes savent assez bien utiliser pour résoudre des problèmes concrets, mais pas du tout en tant que transmetteur des réalités supérieures ou profondes de l'existence. Le mental n'est pas en soi un obstacle. C'est la mauvaise utilisation qui en est faite qui lui a valu d'être appelé Le Grand Destructeur du Réel. Le rôle essentiel du mental ne serait-ce pas d'être le miroir sur lequel se reflèterait l Réalité, instrument aussi indispensable pour la connaissance que l'œil est indispensable pour la vision matérielle.
   ...

   Un aspect du manque de rectitude dans la vie quotidienne, c'est l'absence de naturel, d'authenticité. Chercher à paraître différent de ce qu'on est, c'est mentir aux autres mais aussi à soi-même. Tous les masques dont se revêt le moi sont autant de causes d'aveuglement. Si l'on n'est pas capable de voir soi-même tel que l'on est, sans aucune tentative de camouflage, comment pourrait-on voir l'autre tel qu'il est, dans la vérité de sa nature humaine et comment pourrait-on pressentir la vérité de sa nature divine et de la nôtre ? Le moindre compromis avec la vérité dans la vie quotidienne est un obstacle sur le chemin de la recherche de la Vérité ultime.

   Les fausses certitudes, les illusions et l'auto-illusion, les complaisances de toutes sortes, nous empêchent de voir CE QUI EST. Mais, si nous cessons de justifier ou d'ignorer toutes ces causes d'aveuglement, si nous acceptons de constater ce fait, il y a dans le mental comme un ralentissement, parfois un instant d'immobilité. Constater le désordre, c'est déjà mettre de l'ordre. Sans rien faire de spécial, sans s'agiter ni s'inquiéter. Constater seulement.
...

   Il y a une phrase bien connue qui dit : Tu ne me chercherais pas si tu ne m'avais déjà trouvé. La Vérité est là, le miroir est là et nous avons déjà trouvé... Si nous cessons de refuser cette évidence, et si nous apprenons à regarder la nature, chaque être humain, chaque créature vivante, sans agitation mentale, alors se réalisera une profonde transformation intérieure et nous commencerons à percevoir un peu de la beauté et de la lumière de la Vérité.

                             LES FONDATEURS

H.P.Blavatsky
& H.S. Olcott

H.P. Blavatsky (von Hahn),  est née à Ekaterinoslav (Russie) en 1831. Elle était la petite-fille par sa mère de la princesse Elena Dolgorouki et descendait par son père des princes de Mecklembourg, naturalisés Russes depuis trois cents ans. En 1848 elle épousa le vieux général Blavatsky, vice gouverneur d’Erivan : ce fut un mariage blanc. Elle s’enfuit trois mois après et son père, comprenant que cette fille étrange échappait aux règles ordinaires, lui fournit des subsides et la laissa agir à sa guise.
Traversant le Caucase elle gagna Constantinople, puis l’Egypte et la Grèce et essaya en vain de pénétrer au Tibet. C’est à Londres en 1851 qu’elle vit dans un corps physique, le Maître qui veillait sur elle depuis son enfance. Il lui apprit qu’elle était l’instrument choisi pour constituer la Société Théosophique – instrument imparfait, mais le seul utilisable à cette fin. Hélena Blavatsky partit alors pour le Canada, le Mexique et les Indes. Elle pénétrait enfin en 1864 au cœur du Tibet et y rejoignait ses Maîtres aimés. Elle y travailla plusieurs années sous la direction de la Loge Blanche, la hiérarchie des adeptes qui guident l’évolution de l’humanité. Ils l’envoyaient dans le monde occidental pour ramener les esprits à l’étude de la Vérité et de la Sagesse antique.
En 1873 les communications occultes avec les Maîtres étaient établies et elle recevait l’ordre de partir pour l’Amérique. C’est là que fut fondée à New York le 7 septembre 1875 la Société Théosophique par H.P.Blavatsky et le colonel Olcott, W.Q.Judge, Mrs Britten et onze autres membres.
« Avant que ne commence le mouvement théosophique et pendant deux mille ans, depuis la décadence de la civilisation grecque, il n’y a eu en Europe ni une synthèse religieuse ni une synthèse intellectuelle qui puisse satisfaire un homme cultivé. Vie religieuse, vie artistique, philosophique, chacune à sa façon apportait son message, mais restait isolée dans sa sphère sans que rien les rattache l’une  l’autre. H.P.B. a fait jaillir de ses écrits cette grande synthèse qui unit les parties en un tout éblouissant de lumière, d’harmonie et de vie. (G West) » La Religion, la Science, la Philosophie et l’Art forment les branches du savoir qui seront rassemblées en un seul arbre gigantesque : l’Arbre de la Connaissance. (La vie d’Annie Besant – S.GLACHANT)

Henry Steel Olcott, est née à Orange, dans le New Jersey, USA, le 2 août 1832.
Lorsqu’un homme qui s’est fait un nom comme agronome, puis comme avocat de la ville de New-York, des grandes compagnies d’assurance, de l’industrie sidérurgique, etc. : qui préside la « National Insurance Convention » chargée de rédiger la loi sur les assurances, qui est proposé comme ministre des Finances des USA, qui est le correspondant le plus en vue des grands journaux américains que le Président des Etats-Unis n’hésite pas à recommander personnellement, renonce à sa famille, à tous les honneurs et à tous les avantages pécuniaires de sa situation et s’expatrie, il faut bien admettre que ce qui l’inspire est pour lui la Vérité.
    Sa passion semblait être d’exprimer ce qu’il voyait et ressentait avec une grande précision et sans complaisance. Aussi n’hésite-t-il pas à présenter H.P.Blavatsky, l’autre fondateur de la S.T. avec ses défauts, ses bizarreries, ses sautes d’humeur, son humour aussi et à mettre en garde contre l’adoration qu’on pourrait être tenté de lui porter. Cette impartialité est pour beaucoup une garantie de la véracité des propos du Colonel Olcott concernant les pouvoirs psychiques de H.P.Blavatsky.

Ce qui frappe dans cet homme honnête, loyal, doué d’un grand sens commun, généreux, fidèle et humoriste, c’est que toute son activité est un œuvre de pionnier : première incinération en Amérique, sous les sarcasmes d’une partie de la presse, première exposition de produits indiens, créateur d’écoles, de sociétés, de bibliothèques hindoues, élaborateur d’un plan technique à Baroda, éditeur de journaux pour enfants hindous, promoteur d’une Société de la femme indienne, créateur d’écoles pour hors castes, défenseur des hindous persécutés à Ceylan, sans parler de toutes ses œuvres pour vivifier l’étude du sanscrit et insuffler la fraternité dans les religions orientales et autres.

SUCCESSEURS ET PERSONNAGES MÉMORABLES:

Annie Besant
Annie (Wood) Besant est née le 1er octobre 1847 à Londres.  C’est le troisième personnage qui nous apparaît, lui aussi, comme un être tout à fait exceptionnel.
Tous les  problèmes sociaux sont familiers à Annie Besant. Elle est coéditeur du National Reformer,  membre du parti travailliste, des trade-unions, etc. Avec Hebert Burrow elle défend les intérêts des employées des fabriques d’allumettes dont le sort est particulièrement terrible. Elle est à la tête des mouvements en faveur du suffrage féminin, de l’égalité des droits de la femme et de l’homme. Elle participe aux discussions concernant les méthodes nouvelles d’enseignement : elle s’occupe des problèmes de logements, des repas scolaires, de l’abolition du travail à la tâche, de la réforme pénale et pénitentiaire, de l’antivivisection, etc. A lire cette énumération et à constater l’évolution actuelle de ces problèmes, on mesure le courage qu’il a fallu pour les aborder déjà dans la seconde moitié de l’avant dernier siècle.
   Annie Besant prend ainsi contact avec toutes les misères du monde. Elle s’incorpore à elles et c’est ce qui lui permettra toujours de parler avec l’autorité que donne l’expérience.
   Lorsqu’en 1889 le voile se déchire et que la théosophie lui apporte l’explication fondamentale des problèmes qu’elle cherche à résoudre, elle quitte le matérialisme,
 et toute la moisson d’expériences humaines qui est sienne, et la met avec ardeur et même avec passion, à la disposition des œuvres spirituelles et philanthropiques qu’elle entreprend.
  C’est par amour de l’homme concret qu’Annie Besant mystique abandonna sa foi chrétienne pour le servir dans le socialisme. Et c’est par amour de la spiritualité concrète qu’Annie Besant politicienne quitta le socialisme pour la Théosophie. La Théosophie n’a jamais été pour elle une théologie abstraite, objet d’une foi intellectuelle et affective, mais une synthèse biologique de l’esprit, une science, héroïquement expérimentée en elle-même et appliquée en tout instant, de cette vie divine, humanisée en nous, que théologies, philosophies et sciences se représentent diversement, et dont toutes nos histoires retracent le progrès.
Ce qui a attiré Annie Besant à la Théosophie n’était pas l’ampleur de son intuition métaphysique, c’était l’expérience, pressentie bien avant sa rencontre avec Mme Blavatsky, de la spiritualité, naturelle en même temps que divine, et concrète, qui est la vie de tous les hommes, et la conviction du droit qu’ont tous les hommes au service de ceux qui ont acquis la science de son évolution. 
La narration de ses luttes en faveur de l’Inde exigerait tout un volume. Le travail qu’elle fit pour la théosophie est incommensurable. Elle voua tous ses efforts aux recherches occultes, à l’enseignement, à la diffusion : dès qu’elle fut présidente, elle sembla avoir le don d’ubiquité – comme du reste presque tous les autres présidents. On la voit dans toutes les sections. Elle crée de nombreux mouvements sociaux et éducatifs.
On a dit d’elle qu’elle fut le plus grand orateur de son siècle. Son portrait serait incomplet si l’on n’ajoutait qu’elle a publié pas moins de 340 livres et brochures.

C.W.Leadbeater

C.W. Leadbeater, née le 17 février 1847 à Northumberland (Angleterre), a consacré, lui aussi, toute sa vie à la théosophie. Il a été le fidèle compagnon d’Annie Besant et l’instructeur de très nombreux théosophes, dont J. Krishnamurti. L’un de ses titres de gloire est sans doute de nous avoir, par ses nombreux livres, appris à connaître mieux la mort, les plans subtils, l’aura, etc.
   Cet occultiste nous a surtout appris le côté caché de la nature, l’ésotérisme des cérémonies religieuses et autres. Ses commentaires sur Aux pieds du Maître, etc., en collaboration avec Annie Besant, doivent être connus de tous ceux qui ont le tempérament mystique et qui désirent avancer dans la voie du disciple.
   Incalculable est le nombre de ceux dont la vie a été modifiée après lecture de ses ouvrages.
Ses derniers mots furent : « carry on » que l’on peut librement traduire par: « maintenez haut le flambeau ».

Jiddu Krishnamurti

J. Krishanmurti est né le 11 mai 1895 à Mandanapalle (Andhra Pradesh, Inde) de parents brahmanes mais peu fortunés. Un huitième enfant traditionnellement voué au Seigneur Krishna, Krishnamurti fut remarqué par des théosophes de Madras comme étant un enfant totalement dénué d’égoïsme. Très rapidement, Mme Annie Besant, alors Présidente de la Société Théosophique, l’adopta, l’entoura de personnalités de valeur qui le préparèrent en vue d’une visite qu’il fit en Angleterre en 1911, accompagné d’un frère plus jeune, très aimé. Plus tard il revint à Londres et y reçut une éducation générale assez poussée. Possédant l’anglais et le français, il commença, après la Grande Guerre, à devenir actif au sein de la mouvance de la Société Théosophique.
Être délicat et rempli de tact, Krishnamurti ne voulait d’aucune manière imposer à son auditoire la forme de son discours. D’où cette insistance à solliciter de cet auditoire, quel qu’il fut, une participation toujours accrue à l’étude qu’il conduisait avec lui. Are we together ? « Sommes-nous bien ensemble ?… Ce n’est pas la personne qui parle qui fait seule le travail ; c’est tous ensemble que nous avançons dans le sujet. » Ces remarques, il en ponctuait ses causeries, comme des rappels pour une plus grande vigilance de la part de l’auditeur, qui, toujours, a trop tendance à se laisser bercer par l’écoute et ainsi « reçoit la pluie » au lieu d’être lui-même à la fois la pluie et le terrain à irriguer.
Comme beaucoup d’êtres d’exception, c’est encore relativement jeune que les grandes lignes de son enseignement furent clairement formulées ainsi que le prouvent les conférences, les séminaires, les causeries qu’il donna jusqu’en 1929 ; en quelques mots celui-ci peut se résumer comme suit : se libérer des contraintes engendrées par l’appartenance aux races, nationalités, religions, classes, traditions, éducation, mais aussi annihiler la personnalité dont un des reflets majeurs est l’égoïsme, rechercher inlassablement la Vérité…et devenir par son propre entendement, son intuition, son éthique, ce que toute homme devrait être : un homme libre, autrement dit, un adulte.

Alfred Percy Sinnett (1840-1921)
Depuis 1872, A.P.Sinnett était Directeur du journal The Pioneer, quotidien le plus influent des Indes à cette époque, lorsqu’il apprit l’arrivée à Bombay, le 17 février 1879, des Fondateurs de la Société Théosophique, Mme Blavatsky et le colonel Henry Steel Olcott.
Très rapidement un contact fut établi et son nom devint intimement uni aux deux déjà cités. Ce fut chez les Sinnett, à Allahabad ou à Simla, que se produisirent les phénomènes que nous trouvons décrits dans « Le Monde Occulte ». L’ardent désir de  A.P.Sinnett fut de pouvoir échanger une correspondance avec les « Maîtres » de Mme Blavatsky. Celle-ci lui facilita ce contact et il en résulta un long échange épistolaire entre 1880 et 1884, échange qui permit d’une part l’exposition des enseignements contenus dans ces Lettres, ce fut « Le Bouddhisme Esotérique » qui parut en 1883, et d’autre part, mais après son décès survenu en 1921, la publication « verbatim » des « Lettres » elles-mêmes.
Président de la London Lodge, il devint, par deux fois, Vice-Président de la Société Théosophique mondiale.
Lorsqu’il adhéra à la Société en 1879 il jeta le poids de son autorité et de son prestige dans l’aventure entreprise par Mme Blavatsky et le Colonel Olcott. Il le fit avec un courage que nous apprécions difficilement aujourd’hui étant donné la position de premier plan qu’il occupait dans les sphères anglaises de l’Inde.

Mention légales